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61 - Changement climatique
Les politiques
dans la tourmente
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Sortir du paradoxe
éditorial par Benjamin Dessus, Global Chance.

n 1997, les experts restaient encore prudents, à la fois sur la connaissance de l’évolution de la température moyenne de la planète au cours des dernières décennies, mais aussi sur la responsabilité des gaz à effet de serre dans cette évolution. Aujourd’hui les scientifiques sont unanimes à prédire un réchauffement de la planète de 1 à 3 degrés pour un doublement de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Unanimes aussi pour considérer que le début de réchauffement de la planète, confirmé depuis le début du siècle et accéléré ces 10 dernières années, est bien compatible avec la prévision de leurs modèles et bien difficile à expliquer autrement qu’en en donnant la responsabilité aux émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la description des conséquences sur les économies du réchauffement commence à se préciser et met en relief la très grande inégalité des pays les plus pauvres devant les risques encourus.

En 1997, la préoccupation du réchauffement du climat restait encore confinée aux scientifiques, aux grandes ONG d’environnement et aux pouvoirs publics. Quatre ans plus tard, la situation a bien changé. Le travail d’information des ONG et des média, et peut être surtout l’augmentation de fréquence des évènements météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes sévères, sécheresses) au cours des dernières années, largement attribués (à tort ou à raison) au renforcement des émissions, ont brutalement rendu sensible aux opinions publiques la question du réchauffement climatique - même si ces opinions publiques ont encore quelque mal à faire le lien entre le réchauffement, les catastrophes et les activités humaines qui en seraient responsables.

Face à ceux nouvelles réalités, force est de constater que l’action publique reste entre deux rives. Si le discours de politique s’est enrichi d’un vocabulaire nouveau, à base de gaz carbonique, de principe de précaution, de permis négociables, etc. qui alimente les controverses politiques, en tout cas dans la plupart des pays occidentaux, les tentatives d’action restent balbutiantes, remises en cause à la moindre occasion, et par le moindre lobby, toujours reportées derrière d’autres priorités de court terme.

Il suffit pour s’en convaincre de voir la progression des émissions de la plupart des pays occidentaux depuis 1990 : + 26% pour la Nouvelle Zélande, + 20 % pour l’Australie + 12 % pour l’Amérique du Nord + 7,6 % pour le Japon, + 2,2 % pour l’Europe, alors qu’il s’étaient tous engagés à Rio à stabiliser leurs émissions en 2000 au niveau de 1990.Tout se passe comme si chacun comptait sur les économies d’émission (de 33 %) qu’à entraîné l’effondrement des économies en transition au cours de la dernière décennie pour respecter les engagements qu’il n’a pas tenus !

En France même, les principales mesures du Plan national de lutte contre le changement climatique décidé en janvier 2000, sont remises en cause à chaque occasion, depuis l’abandon de la vignette automobile pour alimenter la baisse des impôts sur les ménages, à la remise en cause de l’écotaxe pour l’industrie en passant par celui de l’augmentation de la TIPP sous la pression des transporteurs et des automobilistes .

Cette impression d’immobilisme, voire de recul, est bien évidemment renforcée aux yeux de l’opinion par l’échec de l’étape de négociation que représentait la Haye.

On est donc devant un vrai paradoxe : un cri d’avertissement de plus en plus net des scientifiques, une connaissance de plus en plus précise des moyens de prévention à mettre en œuvre, une alerte, sinon une prise de conscience des opinions publiques occidentales et en même temps une impression de recul de la volonté publique, aussi bien au niveau national qu’au niveau international, comme si la connaissance paralysait l’action au lieu de la nourrir !

Il n’est que temps d’inverser la vapeur. Pendant qu’on ne fait rien les gaz à effet de serre s’accumulent à grande allure. Chaque atermoiement rend l’action de prévention future plus difficile, son résultat plus incertain, et les conséquences du réchauffement plus lourdes, en particulier pour les pays les plus pauvres. Il n’est que temps de dépasser les contradictions de court terme au niveau international pour conclure très vite l’après la Haye, dans une prise en compte dynamique positive et solidaire des exigences du long terme. Il est tout aussi important, pour nous citoyens, de faire en sorte qu’en France même, à chaque niveau de décision public, il se passe enfin quelque chose de significatif, de visible et de durable.

 

le bilan
scientifique

L'heure
des surprises climatiques

Robert T. Watson
président
du GIEC

Calculs dans
le brouillard
Ferenc L. Tóth
Postdam
Institute
for Climate
Impact Research.

La saga de la convention
De Rio à La Haye :
le dessous
des cartes

Benjamin Dessus
Ecodev-CNRS
et Global Chance
Michel Colombier
International Conseil Energie.

Le climat
au défi  de l'OMC

Béatrice Quenault, Université
de Troyes.

Négocier
L'art (difficile)
du compromis

entretien avec
Michel Mousel Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES)
Laurence Tubiana Conseil d'analyse économique (France).

Le piège des puits
entretien avec
Olivier Deleuze
secretaire d'Etat
à l'Energie et au Développement durable (Belgique).

Chacun pour soi
José Goldemberg Université
de São Paulo (Brésil).

Climato-
pessimisme

Youba Sokona
Enda-
Tiers monde (Sénégal).

L'intelligence
ne fait pas
le lobby

entretien avec
Yves Cochet
député vert
du Val-d'Oise.

Témoin actif
mais pessimiste
entretien avec
Sylvain Godinot
Réseau action climat (France).

Industrie
L'heure
des permis

entretien avec
Richard Armand Entreprises pour l'environnement.

Climat L'adaptation permanente
Michel Picard
groupe Lafarge.

En France
Des mesures minimales

Bernard Laponche
consultant en politique énergétique.

Vrais faux départs Pierre Radanne Agence de l'Environnement et de la maîtrise
de l'énergie.

Efficacité énergétique:
Tout un programme
Extraits du programme d'efficacité énergétique

Des résultats décevants
Thomas Guéret MIES

Ecotaxe Chronique d'une mise à mort
Benjamin Dessus
Ecodev-CNRS,
Global Chance.

Industrie
La taxe
par l'absurde
entretien avec
Richard Armand
, Entreprises pour l'environnement.

S'adapter
Le pouvoir
de l'homme

Isabelle Biagiotti
Sarah Mongruel, Courrier
de la Planète.

Coopération
Rien de nouveau sous le soleil

Joao Rooimans
Direction environnement
et développement ministère des Affaires étrangères
(Pays-Bas).

Bangladesh
Et le ciel t'aidera?

Saleemul Huq International Institute for Environment
and Development (Royaume Uni)

Maldives
L'heure des barricades
Simad Saeed
ministère de l'Intérieur, du Logement et de l'Environnement (République des Maldives).

Pays-Bas
Les soldats
de l'eau

Sarah Mongruel
Courrier
de la Planète.

Camargue
Le bon recul
Mireille Provansal Université
de Provence,
Aix-Marseille

Le mythe du delta éternel
Bernard Picon
Laboratoire dynamique écologique et social en milieu deltaïque
CNRS

Assurances
Plaidoyer pour le développement durable

entretien avec
Andrew Dlugolecki

ex-General Insurance Development (Royaume-Uni)

repères
Ce que l'on sait de l'effet
de serre

Le climat sous surveillance

Les modèles de réchauffement
Jean-Marc Jancovici, consultant

Décrypter la négociation internationale

Le débat sur la flexibilité
Patrick Criquin CNRS-IEPE

 

 

       
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Dernière mise à jour Thursday 22 December, 2005